Je veux parler aujourd’hui de ce qui me parait devoir être le principal problème des années qui viennent : une insuffisance quantité d’épargne à l’échelle mondiale.
Dans les années qui viennent, il va falloir :
Financer les infrastructures nécessaires pour que la croissance de la zone dite du cercle de Valeriepieris (4500km de rayon dans un cercle ayant comme centre HK) ait bien lieu.
A la louche nous allons avoir besoin de 2000 milliards de dollars, qui heureusement sont déjà en dépôts dans les banques de HK.
En allant vers l’Ouest et en venant de HK, il va falloir financer les investissements en infrastructure de l’Inde aux 1.4 milliard d’habitants, qui ont besoin de trains, d’aéroports, de ports, de centrales nucléaires, de centrales thermiques, de logements et que sais je encore…
A la louche encore, 2000 milliards de dollars me semble un minimum.
Continuons vers l’Ouest. Il va falloir rebâtir quasiment tout le Moyen-Orient en partant de Beyrouth, en terminant par Islamabad, Damas, Baghdad et Téhéran et en passant aussi par les Emirats.
Voilà qui va demander encore au minimum 2000 milliards de dollars
Remontons au Nord, et il va falloir terminer les voies qui relient l’Asie du Nord (Kazakhstan etc..) et la Sibérie à l’Inde ou à la Chine.
Au minimum, encore une fois , comptons 2000 milliards de dollars
Dans nos pays et ailleurs dans le monde est en train d’émerger un nouveau monstre énergivore, l’intelligence artificielle qui lui aussi va requerir 2000 milliards de dollars.
Chez nous, en Europe, une population vieillissante va requérir de plus en plus d’argent pour être soignée et pour vivre sans travailler.
Aux USA, le simple service de la dette et le budget militaire s’additionnent à 2000 milliards de dollar par an.
Bien sûr, je n’ai pas les chiffres mais je peux assurer que la création de nouvelle épargne (l’ancienne est déjà investie) est très inferieure à la nouvelle demande de capitaux décrite sommairement dans les points 1 à 5.
Il va donc falloir que le monde entier se mette à épargner beaucoup, beaucoup plus
Et cela ne se produira que si les marchés se mettent à payer beaucoup plus les épargnants.
Ce qui revient a dire que nous avons devant nous des hausses gigantesques des taux d’intérêts réels.
Et c’est à ce point du raisonnement que je commence à avoir un problème.
Compte tenu du stock de dettes accumulé dans les vingt dernières années par des pays comme la France, la Grande- Bretagne ou les USA et du niveau actuel des taux d’intérêts, ces trois pays se retrouveront d’abord dans une trappe à dettes et assez rapidement devant une crise financière d’une ampleur sans précèdent.
Prenons la France comme exemple.
S le taux de croissance de l’économie est à 3.11% sur les dix dernières années alors que les taux d’intérêts sont à 3.75 % pour les taux a 10 ans, cela veut dire que vous empruntez à 3.75 % et placez à 3/11%, c’est à dire que la faillite est mathématiquement inéluctable puisque la dette croit plus vite que la richesse créée pour la repayer..
Pire encore : Sur les 12 derniers mois nous en sommes à 1. 9 % pour la croissance et à 3.75% pour les intérêts, la dette est à 120 % du PIB et une récession se profile.
Sauve qui peut !
La France est depuis longtemps dans une situation périlleuse comme chacun le sait.
Et les taux d’intérêts vont grimper d’au moins 200 points de base pour atteindre pres de 6%.
Comme le disait Churchill en 1940 : la situation est désespérée mais non sérieuse.
Si moi je le sais, les marchés le savent encore plus et donc la France emprunte déjà beaucoup plus cher que le nouveau pays sans risque, la Chine.
Vérifions.




